donderdag 5 november 2009

5 november (4): français, español

Obama promet aux Amérindiens la fin des belles paroles

Le président Barack Obama a promis jeudi aux tribus amérindiennes la fin "des belles paroles" et un dialogue renouvelé pour résoudre les difficultés de cette minorité "marginalisée et ignorée", au cours d'une réunion historique ou l'émotion était palpable.

"L'histoire que nous partageons, on la connaît. Une histoire marquée par la violence, la maladie, les privations. Les traités ont été violés. Les promesses rompues", a déclaré le président Obama devant les représentants des 564 tribus officiellement enregistrées aux Etats-Unis, des Cherokee de l'Oklahoma aux indiens Navajo du Nouveau-Mexique en passant par les Séminoles de Floride ou les Indiens d'Alaska.

Au cours de cette conférence tribale d'une journée au ministère de l'intérieur, la première de cette ampleur en présence d'un président en exercice, les représentants des tribus indiennes ont évoqué les multiples difficultés de leurs communautés ravagées par le chômage, l'alcoolisme, les suicides, la pauvreté et le diabète.

Les Etats-unis comptent officiellement quelque 4,5 millions d'Indiens (2 millions sans compter la mixité), soit 1,5% de la population.

Un Indien sur quatre vit dans la pauvreté. Dans certaines réserves, le taux de chômage atteint 80% et 14% des logements y sont sans électricité, selon les chiffres cités par Barack Obama lui-même.

L'alcoolisme tue 6 fois plus
L'espérance de vie des indiens est de 4,6 ans plus courte (72,3 ans) que celle d'un Américain moyen tandis que l'alcoolisme tue six fois plus qu'ailleurs dans le pays. Les taux de mortalité par tuberculose ou par diabète sont respectivement de 750% et de 190% supérieurs à la moyenne nationale, selon les services de la santé indienne.

Quant aux suicides, ils touchent 18 individus sur 100.000 parmi les Indiens contre 11 en moyenne aux Etats-Unis.

"Le suicide est un sérieux problème en Alaska. Chez les jeunes hommes de 15 à 27 ans, il est 12 fois supérieur à la moyenne nationale. Donnez-nous des fonds pour combattre le suicide", a plaidé Bill Martin, président des Tlingit-Haida d'Alaska, avant de résumer: "beaucoup d'Indiens et d'indigènes de l'Alaska vivent dans un pays du tiers monde".

"Nous demandons que vous nous aidiez à assurer une meilleure éducation, une vie meilleure à nos enfants et nous vous aimons!", a lancé la présidente des Sioux Oglala, Tera Tibulz, devant un président Obama visiblement ému et presque décontenancé face à l'intensité des attentes de cette communauté à qui il a promis des jours meilleurs au cours de sa campagne.

Tenues traditionnelles
Le président Obama a dévolu 3 milliards de dollars de son plan de relance à la communauté indienne pour l'aider à faire face à la crise et nommé une indienne Cherokee conseillère à la Maison Blanche pour les affaires indiennes.

Loin du folklore, pour cette réunion empreinte de gravité, peu de participants arboraient des tenues traditionnelles.

"Nous devons rétablir nos droits tribaux et changer la gestion de nos terres", a affirmé Jefferson Keel, président du Congrès national des Indiens américains, réclamant de meilleures relations avec les Etats et le gouvernement fédéral.

"C'est un événement majeur", commentait Richard Milanovich, président des Agua Caliente Band of Chuilla Indians de Californie. "Nous avons eu des réunions avant avec les présidents Clinton et Bush mais pas de cette ampleur, avec tant de dirigeants", notait ce responsable la veille de la conférence dans le journal californien Desert Sun.

"Cette conférence fait partie d'un important processus de consultation qui va renforcer notre relation de nation à nation", a-t-il ajouté alors que nombre des chefs des nations indiennes se considèrent d'un statut égal à celui du président Obama.
(AFP)
http://www.rtbf.be/info/monde/obama-promet-aux-amerindiens-la-fin-des-belles-paroles-158164


Barack Obama se reúne con líderes indígenas en la Casa Blanca
El Presidente estadounidense ordenó a su gabinete proponer maneras de buscar una mejor comunicación entre los aborígenes y el Gobierno.

WASHINGTON.- El Presidente estadounidense, Barack Obama, prometió hoy mejorar las relaciones con los indígenas estadounidenses y poner fin al descuido de las autoridades, durante una conferencia en la Casa Blanca a la que acudieron los líderes de 564 tribus reconocidas federalmente.

El Mandatario prometió avanzar con esos grupos y construir juntos "un futuro nuevo y mejor".

En un primer paso, Obama firmó un memorándum en el que se pide a cada miembro de su gabinete que proponga maneras de buscar una mejor comunicación entre esos grupos y el Gobierno.

Además, Obama nombró a una india cherokee como asesora en la Casa Blanca para conformar la futura política indígena del gobierno estadounidense.

"Quiero poner en orden esta relación", dijo Obama. Los indios deben ser "socios valorados" en la economía estadounidense, para que sus hijos y nietos puedan hacer realidad el sueño americano, añadió.

El Mandatario reconoció el papel de los primeros colonizadores, que trajeron enfermedades y expulsaron a los indígenas de sus tierras, y dijo que los pueblos aborígenes fueron ignorados hasta la actualidad.

"Pocos han sido más marginados e ignorados por Washington como los nativos estadounidense, nuestros primeros estadounidenses", dijo Obama.

"Es una historia marcada por la violencia, la enfermedad y las penurias. Los tratados fueron violados. Las promesas, rotas. Y se les dijo que sus tierras, su religión, sus culturas, sus lenguas no podían seguir siendo suyas", añadió el Mandatario.

"Y es una historia que tenemos que reconocer si queremos avanzar", añadió.

Obama prometió ayudar a combatir la pobreza que avanza de forma rampante entre la mayoría de las comunidades tribales que quedan en el país y que afecta a una cuarta parte de los indígenas. En el plan de estímulo fiscal aprobado en febrero estaban destinadas a las mismas unos 3.000 millones de dólares.

Además, Obama dibujó un sombrío panorama de estas comunidades: en muchas reservas el desempleo alcanza el 80 por ciento, más del 14 por ciento de sus viviendas no tienen electricidad e incluso acceso a agua potable.

En la conferencia se habló también de violación de contratos, soberanía, explotación de reservas de materias primas y cuestiones de sanidad, educación y construcción de viviendas.

El cambio de gobierno en Washington trajo esperanza de una mejor relación con el gobierno: "Estoy convencido de que el Presidente Obama nos tiende la mano", dijo Janice Rowe-Kurak, de Iowa, al diario "The New York Times".

En el país viven 3,1 millones de indios, un uno por ciento de la población total.
http://www.emol.com/noticias/internacional/detalle/detallenoticias.asp?idnoticia=383452

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